Ghassan Alaboud

Chef d'orchestre

Ghassam a commencé le piano à l’âge de 5 ans. Il a étudié au Conservatoire de musique classique de Damas, avec le piano comme instrument principal et le chant d’opéra comme seconde spécialité. Mais son objectif était tout autre : il rêvait de devenir chef d’orchestre. Il a donc enchaîné avec des études à Bruxelles, où il a obtenu deux maîtrises : une en direction d’orchestre et l’autre en direction de chorale. Depuis, il a fait plusieurs concerts à travers le monde. Après s’être installé à Montréal, il a poursuivi son apprentissage auprès d’Alexis Hauser et de Raffi Armenian.





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Votre parcours :

Mon plus vieux souvenir musical, c’est ma mère qui fait jouer la cassette d’un concerto de Chopin. Ça a été une révélation pour moi. J’avais peut-être 4 ou 5 ans. Ma mère a insisté pour que j’aie un piano et à 5 ans, j’apprenais déjà à en jouer. Quelques années plus tard, j’ai vu un chef d’orchestre en action à la télé. En voyant cet homme contrôler la musique avec ses doigts, j’ai su que c’était ce que je voulais faire dans la vie. J’ai donc poursuivi des études en direction
d’orchestre, et aujourd’hui je vis ma passion au quotidien.

Qu’est-ce qui vous passionne dans la direction d’orchestre ?

C’est ce contrôle de la musique par les gestes, le mouvement des doigts, le regard… Je trouve ça fort comme concept.

Quelles sont les qualités d’un bon chef d’orchestre ?

Avant tout, il doit être humain. L’instrument du chef d’orchestre, c’est les musiciens, alors il doit
être un bon communicateur et un leader solide. Un chef d’orchestre talentueux parvient à faire sortir le meilleur de ses musiciens. Bien sûr, il doit aussi avoir une bonne oreille, le geste précis et des attentes claires.

Qu’est-ce que vous écoutez comme musique ?

De tout, vraiment. Du classique, bien sûr, mais aussi du rock, du jazz, du métal, de la pop et de la techno. Quand je dis de tout, je veux vraiment dire de tout.

Un moment fort dans votre carrière :

À Berlin, j’ai réalisé un de mes plus grands rêves : diriger un orchestre de musiciens syriens.
C’était en 2015. Nous avions rassemblé des musiciens syriens vivant à Berlin. Parmi eux, on comptait autant de nouveaux arrivants que des Syriens établis en Allemagne depuis longtemps. Ça a été très émouvant puisque je retrouvais des collègues que je n’avais pas revus depuis plus de sept ans. Ça a été une expérience unique.

Décrivez-vous en quelques mots :

Je peux vous donner mon CV (rire) ! Je suis un humaniste et j’espère simplement qu’à travers ma musique, je joue bien mon rôle dans ce monde.

Qu’aimez-vous faire en dehors de la musique ?

Du sport, surtout. Et la cuisine. J’aime beaucoup cuisiner.

Montréal pour vous :

C’est une très belle ville. Nous y habitons depuis de nombreuses années et nous y avons vécu
beaucoup de choses.

Un lieu préféré :

C’est dur à dire. Chaque quartier à des coins à lui qui sont agréables. Nous vivons dans Côte-des-Neiges. J’aime beaucoup la mixité de ce quartier.

La Syrie pour vous :

C’est le plus beau pays au monde. Nous sommes tellement tristes de voir notre pays dans cet état ! La vraie Syrie, c’est autre chose. En tant que musicien, j’essaie de donner une autre image de mon pays.

Un souvenir que vous voulez partager :

Je suis de Damas et j’adore cette ville. Je chéris le souvenir de mes promenades dans le vieux
Damas.

Un plat préféré ?

Non ! J’aime tout !