Layla Kayali

Artisane - Gâteaux de fantaisie

Layla est une artisane polyvalente. Elle aime particulièrement le travail qui nécessite minutie et doigté. Depuis son arrivée (récente) au Canada, elle s’est découvert une passion pour la décoration de gâteaux et développe tranquillement sa petite entreprise.

 





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Ce qui vous a menée à la pâtisserie :

Depuis toujours, je fais beaucoup de travaux manuels. Pendant une panne d’électricité en Syrie, je me suis amusée à faire des petits bonshommes avec la pâte à modeler de mon fils. J’étais très contente du résultat. J’ai montré les bonshommes à ma sœur, qui m’a répondu que j’aimerais sûrement faire de la décoration de gâteaux. Je n’ai pas suivi son conseil sur le coup, mais en arrivant au Canada, mon mari m’a encouragée et j’ai suivi des cours. J’ai adoré. J’ai eu un premier contrat par des proches, et grâce au bouche-à-oreille, j’ai commencé à avoir des demandes et à en vendre un peu.

Votre démarche :

Les commandes que je reçois concernent souvent la célébration d’événements particuliers, pour des personnes précises. En général, le client a déjà une idée du thème. Moi, ça me plaît de faire du figuratif et de prendre son thème au pied de la lettre.

Qu’aimez-vous dans la pâtisserie ?

C’est vraiment la construction d’un petit univers. Et puis, j’aime le fait que ça se mange.

Une réussite dont vous êtes fière ?

Je dirais qu’en général, je suis fière d’être capable de faire des gâteaux dont la confection me semblait vraiment trop compliquée il n’y a pas longtemps. Et puis, j’ai pris de l’assurance dans ce que je fais.

Un rêve ?

C’est sûr que mon rêve, c’est d’avoir ma propre pâtisserie. Mais pour l’instant, je veux juste me perfectionner. Quand je vois ce que les professeurs chez qui je suis des cours sont capables de faire, je me dis que j’ai encore du chemin à parcourir.

Ce que vous aimez faire en dehors de la pâtisserie ?

Tout ce qui est manuel. J’aime beaucoup faire du crochet. J’avais d’ailleurs pensé à en faire un business avant de découvrir la pâtisserie, mais ça n’a pas marché.

Maintenant, je prends plaisir à faire du crochet pour moi et ma famille.

Montréal pour vous :

Ça a été dur quand même au début. Je suis très proche de ma famille et c’est dur de reconstruire une vie loin d’eux. Mais Montréal m’a permis de m’épanouir et de me développer en tant que personne. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer des gens de partout. Ici, on apprend à respecter la différence.

Un lieu préféré :

Le Vieux-Port, mais j’aime aussi beaucoup le centre-ville et le quartier chinois. Et on va souvent au Biodôme : mon fils adore !

La Syrie pour vous :

C’est mon pays, c’est ma famille. Les gens vivent plus simplement. J’aime comment les familles vivent très proches les unes des autres. Il y a une vraie joie de vivre, là-bas.

Un souvenir que vous voulez partager :

Les petits-déjeuners devant la citadelle. Et ma maison, bien sûr.

Plat préféré :

L’el bewat [des tripes de mouton farcies avec du riz, de la viande et des pois chiches].