Rima Petraki

Arts visuels et iconographie

Rima est née avec un pinceau dans la main. Elle découvre les arts très tôt. Elle poursuit des études en arts visuels, au cours desquelles elle explore différents modes d’expression. Un jour, elle se prend de passion pour la peinture iconographique. C’était il y a quinze ans.

Après avoir fondé à Alep une école d’art et de musique pour les enfants, elle continue aujourd’hui à créer et à enseigner ici, à Montréal.





captcha

Votre parcours :

Mon père était un homme de culture qui voyageait beaucoup. Il nous ramenait des livres sur les arts et l’histoire des pays qu’il visitait. Ces livres me passionnaient. J’ai su très vite que je consacrerais ma vie à l’art. J’avais 13 ans quand j’ai tenu ma première exposition. Par la suite, j’ai fait des études en arts visuels et j’ai participé à de nombreuses expositions. Durant mon parcours, j’ai découvert l’iconographie. C’est une pratique qui me touche beaucoup. Mais je refuse de me
définir simplement comme peintre ou iconographe. Je pratique plusieurs formes
d’art.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

L’humain a toujours été mon principal sujet d’inspiration.

Je me laisse aussi beaucoup influencer par mon environnement. C’est dur à expliquer. Par exemple, l’arrivée de l’hiver. La saison froide va m’affecter et influencer mes œuvres.

Un moment fort :

J’ai fait une toile qui représentait Alep. Cette toile avait été exposée au bureau de la Guilde des
artistes d’Alep. J’avais l’intention d’en faire une série, mais à cause de la guerre, je n’ai pas eu l’occasion de compléter ce projet.

Un rêve, une ambition :

J’ai toujours voulu faire un doctorat. Mais dans l’immédiat, j’aimerais simplement avoir un atelier,
créer et parler français.

Décrivez-vous en quelques mots :

Je suis assez secrète. J’expose mes œuvres, mais pas ma personne.

Vos passe-temps :

Faire de l’art et enseigner l’art.

Montréal pour vous :

Montréal m’a ouvert au monde, elle m’a fait découvrir plein de choses dont je ne soupçonnais même pas l’existence. La ville me plaît vraiment. Il ne me manque que la maîtrise de la langue et je pourrai en profiter pleinement.

Un lieu préféré :

La basilique Notre-Dame. C’est un vrai chef-d’œuvre.

Que voudriez-vous dire sur la Syrie ?

Beaucoup d’aspects de l’histoire de l’art en Syrie sont méconnus. Par exemple, très peu de gens
savent qu’Alep avait sa propre école d’iconographie. En Syrie, des œuvres historiques sont cachées partout.

Votre plat préféré :

Le taboulé.