Souraya Nassour

Artisane — accessoires de mode

Souraya a toujours été habile de ses mains, et ses créations ont toujours été bien reçues par le
public. L’idée de concevoir sa marque l’a toujours habitée et elle voit son arrivée à Montréal comme une opportunité : nouveau départ, nouveau pays, nouveau projet !

 





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Votre parcours :

Mon parcours n’est pas du tout artistique. J’ai toujours aimé faire des choses de mes mains, mais en fait, j’ai étudié la psychologie de l’enfance en Italie, et j’ai même fait des études
en agriculture. Et puis un jour, on m’a dit que j’avais du potentiel pour travailler dans le marketing, et c’est ce que j’ai fait pendant plus de quinze ans. J’ai beaucoup aimé cette carrière. Cela dit, maintenant, j’ai envie de me lancer un nouveau défi, et comme mes créations en crochet ont eu du succès, je me suis dit que je pourrais tenter de lancer ma marque.

En fait, je n’ai pas fait que du crochet, je suis passée par plein de projets différents : la
peinture sur tissu, la confection de bougies… Mais j’aime beaucoup le crochet. Je me rends compte que j’arrive à comprendre ma clientèle et à adapter mon design. Ça me vient sûrement de mon côté marketing.

D’où vient votre inspiration ?

Je me nourris des tendances actuelles. J’observe. Je fais des essais et j’essaie de proposer
quelque chose de nouveau. Des fois, je démarre avec un sketch et en créant, mon
design se transforme.

Décrivez-vous en quelques mots :

Je suis une personne assez sérieuse, je pense. On me dit que j’ai le sens des affaires. J’aime, tout à la fois, travailler seule et avoir la possibilité d’échanger avec les gens.

Un accomplissement dont vous êtes fière :

Il est encore trop tôt. Mais quand j’avais 10 ans, j’ai réalisé une bonbonnière et une dame a tellement aimé mon travail qu’elle a voulu me payer pour que je lui en fasse plein pour la naissance de son fils. J’étais très fière de moi !

Une ambition ou un rêve ?

J’aimerais avoir ma propre marque. Je suis encore en train de tester mes designs, mais j’ai déjà le nom en tête : Lalacraft. « El lala », c’est la fleur du souvenir, le coquelicot. C’est en hommage à ma mère, qui est décédée il n’y a pas longtemps. Elle a toujours cru en moi.

Ce que vous aimez faire en dehors de vos créations :

Je dois sortir de la maison. J’aime marcher.

Montréal pour vous :

Une opportunité. C’est grand et propre. Mais je trouve que le rythme est très rapide ici.

Un lieu préféré :

Pour l’instant, je passe beaucoup de temps avec ma famille et je n’ai pas encore beaucoup visité la ville. Mais j’ai été séduite par l’oratoire Saint-Joseph.

La Syrie pour vous :

C’est ma maison ! En Syrie, c’est dynamique toute l’année. Ici, il y a l’hiver qui ralentit les
choses.

Un souvenir :

Emmener mes enfants visiter le vieux Damas. Tous les ans, on organisait cette sortie. Je trouve que c’est très important de transmettre cet héritage à nos enfants.

Un plat préféré :

Toute la gastronomie orientale !