Youssef Bardakji

Youssef Bardakji baigne dans la musique depuis son enfance. Il a toutefois su tracer sa propre voie en s’orientant vers la musique électronique. En mixant les genres musicaux et en diversifiant ses compétences, il est devenu l’un des DJ les plus réputés du Moyen-Orient. Il a créé sa propre maison de production, Voices Studio.





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Votre parcours :

J’ai appris la musique classique au conservatoire Sabah Fakri, à Alep. C’était plutôt un passe-temps, en fait. J’ai étudié l’ingénierie. Mais un jour, on m’a prêté des platines pour essayer et j’ai adoré l’expérience. C’est vraiment devenu une passion. Je me suis mis à accepter de petits contrats de DJ. J’ai eu envie d’ouvrir un studio pour faire des enregistrements et produire de la musique avec les artistes. On m’a souvent dit qu’il fallait que je choisisse entre la musique acoustique et la musique électronique, entre le métier de DJ et celui de producteur. Mais moi, j’ai tout mélangé.

Aujourd’hui, je suis DJ et je mixe plein de musique. Je suis aussi producteur et j’ai eu la chance de faire des enregistrements pour des célébrités du Moyen-Orient.

Quelles sont vos influences musicales ?

La musique arabe, le RnB et la house. J’aime rajouter des instruments arabes sur la musique occidentale.

Un moment marquant :

La première soirée que j’ai animée à Montréal. J’ai retrouvé plein d’amis syriens avec qui j’avais joué. C’était très agréable de se retrouver.

Les qualités d’un bon DJ :

Un DJ doit être un animateur à l’écoute de son public. Il faut ressentir l’énergie de la foule et être capable de proposer des choses. Moi, quand je dois animer un événement, je ne veux pas de liste. Je veux proposer la musique qui convient au moment.

Vos ambitions ?

En Syrie, je vivais pleinement de mon art. Alors mon ambition, c’est de garder cette qualité de vie et de monter un nouveau studio ici, à Montréal.

Que faites-vous en dehors de la musique ?

Honnêtement, pas grand-chose ! J’aime passer du temps avec mes amis.

Montréal pour vous ?

Au début, je ne voulais pas venir. J’étais au Liban et ça se passait bien pour moi sur le plan professionnel. Mais sur le plan personnel, je trouve que Montréal m’apporte plus. C’est plus humain, et quand je pense à l’avenir dont j’ai envie pour moi et ma future famille, je l’imagine mieux ici.

Un lieu préféré ?

La Cage aux Sports. J’y vais presque toutes les semaines.

La Syrie pour vous ?

C’était vraiment un pays paisible. On était heureux. Le rythme est différent. C’était moins stressant et plus simple.

Un souvenir important ?

C’est dur… Tout ce que j’ai vécu en Syrie m’a construit comme personne.

Un plat préféré :

Le « kabab banjan » [aubergines et viande au four].