Zaki Alasmar

Photographe et cinéaste

Ce qui anime Zaki, c’est l’envie de sentir qu’il a contribué à sa manière à préserver la culture syrienne. Pour cela, il utilise la photographie et la vidéo. En tant que photographe, il a participé dès ses débuts au projet Syrian Eyes of the World. En tant que vidéaste, il a monté des projets avec des enfants syriens traumatisés par la guerre.





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Votre parcours :

J’étudiais pour devenir dentiste en Syrie, puis la guerre a éclaté. Avec des proches, on s’est rassemblés et on a eu l’envie et le besoin de faire quelque chose. De montrer un autre visage de la Syrie et des Syriens. L’idée était d’aller à la rencontre de Syriens partout dans le monde qui avaient quelque chose à dire. C’est ce projet qui m’a fait découvrir la photo.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

Les personnes que je photographie. En fait, je ne sais pas si j’aimerais faire de la photo pour d’autres types de projets. C’est vraiment la rencontre de l’autre, ce besoin de témoigner et de capter une personne qui me motive. Avec Syrian Eyes of the World, on voulait montrer que la vie continue malgré la guerre.

Y a-t-il une photo qui se démarque ?

Oui. Il y avait une petite fille, elle avait peut-être 7 ans. C’était une petite coquette qui aimait se regarder dans le miroir. Elle m’a dit « Prends-moi en photo et fais-moi belle. Montre cette photo au monde pour qu’il voie comme je suis jolie. »

Une ambition ?

En ce moment, mes études me tiennent très occupé, mais j’aimerais me remettre à la photo dès que possible.

Décrivez-vous en quelques mots :

Je me vois comme une personne qui aime la beauté. Une personne curieuse qui aime apprendre et découvrir.

Qu’aimez-vous faire en dehors de la photographie ?

J’aime jouer au basket-ball. Et je me rends compte que j’aime beaucoup faire des projets avec les enfants. J’aime sentir que je peux avoir un impact positif pour eux.

Montréal pour vous :

Cette ville me séduit par sa diversité. On retrouve le monde entier ici. On se sent normal et unique à la fois.

Un lieu préféré :

J’aime beaucoup aller au parc du Portugal. Il y a souvent des activités et de petites manifestations culturelles et artistiques. Une fois, ils ont décoré le parc en demandant aux enfants de participer, et les décorations sont restées plusieurs jours.

Que voudriez-vous dire sur la Syrie ?

Les Syriens forment un peuple comme tous les autres. Ils aspirent à vivre heureux.
Et puis ils cuisinent bien (rire).

Un plat préféré ?

Le « mloukhiyé » [un plat à base de corète potagère et de viande sur du riz].